C'est moi, c'est La Folie
Qui vient de dérober la Lyre d'Apollon
Rameau, Platée (La Folie)
Mireille Delunsch, François Le Roux, Musiciens du Louvre, 2002.
MOMUS.
Mais une nouvelle harmonie
Annonce apparemment Terpsichore, ou Thalie.
LA FOLIE.
Vous vous trompez, Momus, non, non.
MOMUS.
Que vois-je ? O ciel !
LA FOLIE.
C'est moi, c'est La Folie
Qui vient de dérober la Lyre d'Apollon.
MOMUS & LE CHOEUR.
Honneur, honneur à la Folie,
Qui tient la Lyre d'Apollon.
Qui tient la Lyre, la lyre,
Qui tient la Lyre d'Apollon.
Qui tient la Lyre, la lyre,
Qui tient la Lyre d'Apollon.
LA FOLIE.
Formons les plus brillants concerts ;
Quand Jupiter porte les fers
De l'incomparable Platée,
Je veux que les transports de son âme enchantée,
S'expriment par mes chants divers.
Admirez tous mon art célèbre.
Je fais d'un image funèbre,
Une allégresse par mes chants.
Essayons du brillant. Donnons
Dans la saillie.
Aux langueurs d'Apollon, Daphné se refusa :
L'Amour sur son tombeau,
Éteignit son flambeau,
La métamorphosa.
C'est ainsi que l'Amour de tout temps s'est vengé :
Que l'Amour est cruel, quand il est outragé !
Aux langueurs d'Apollon, Daphné se refusa :
L'Amour sur son tombeau,
Éteignit son flambeau,
La métamorphosa.
Que magnífica medicina para a nossa pobre e compungida alma.
ResponderEliminarObrigado, Bic!
Cumpts
Obrigado eu.
ResponderEliminarBelíssima ária! Obrigado pela transcrissão!
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